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Changement de décor

mardi 5 février 2008, par Dominique Landre, Jean Landré

Samedi

Thaï-crayon

Jean prend des notes sur un carnet à spirale, au crayon. Il utilise son couteau suisse pour le tailler. Et cela fait longtemps qu’il voulait le faire, celui-ci... [1]. L’occasion s’est présentée à l’agence de voyage en préparant le circuit Bali et retour. Cette jeune fille Thaï a gentiment proposé son Thaï-crayon de bureau. C’est nul, Jean le sait mais Dominique n’a pas pu s’empêcher de rire. Il leur fut évidemment impossible d’expliquer ce jeu de mots à l’hôtesse de l’agence.

les bioumes

Dieu merci, en tassant bien, tout continue à rentrer dans le sac a dos et la valise rouge. Chaque pays dispose d’un mot particulier pour qualifier toutes ces choses hétéroclites que traînent les voyageurs. Au Gabon, ce sont les "bioumes" au rang desquelles il devait toujours y avoir couteau, lampe, tortillon, briquet, et moustiquaire pour survivre en brousse. Au Sénégal, ce sont les "bagaux", pluriel de bagages, comme chacun sait. Ici, en Thaïlande, on reste pour l’instant sur "luggages". Qui peut nous informer ?

valise rouge et cousins

La valise rouge est donc le signe de reconnaissance convenu par téléphone avec les cousins de Krabi qui ont proposé à Dominique et Jean de les cueillir à leur arrivée a l’aéroport. Michel et Annie doivent également retrouver un de leurs amis qui arrive par le même avion. À la sortie de la suceuse [2], Jean identifie le couple de cousins, au grand salut que leur rend le monsieur au chapeau de paille à côte de Dominique : Djamshid. Il arrive de Berlin et doit récupérer ses "bagaux" dans la zone internationale alors que les Landré sont à pied d’œuvre instantanément auprès des cousins en tant que "domestic travellers". La valise rouge arrive en tête et les horaires de la ’Thaï Airways’ sont respectés à la minute près.

La camionnette Desjoyaux

Tout se déroule remarquablement. Ils évoquent leur entremetteur, le cousin Daniel de Marseille et ses enfants qui sont venus ici l’an dernier. Le lien familial et fraternel est très vite noué. Tout le monde se tutoie très rapidement. Michel a le temps d’avertir Dominique que Djamshid est sourd-muet, ce qui va mettre un piquant supplémentaire à l’accueil de Krabi. Les voyageurs posent leurs bagages sur le plateau de la camionnette "DESJOYAUX" [3] et s’enfournent dans la cabine.

Tsunami

Michel raconte un peu sa vie, dans la pénombre de la voiture et parle surtout du Tsunami qu’il a vécu ici le 26 décembre 2004. Impressionnant. Les Landré intègrent à l’instant qu’ils se jettent dans cette zone a risques. Sirènes et affichages divers informent désormais les gens du risque de tremblement de terre. Ils se prennent a observer différemment la nouveauté du lieu qu’ils traversent, en pensant à la catastrophe qui a endeuillé cette région, voici juste trois ans. Annie évoque les 10 minutes qu’ils ont eu, à l’issue d’un coup de fil reçu de Phuket où la 1ère vague venait de passer, pour fuir et sauver leur peau. On en reparlera.

Sabaï Resort
La chambre réservée par les cousins se situe à Ao Nang, la plage d’où partent les pirogues vers Kho Poda. C’est dans un groupe de bungalows très confortables, un "Resort", tenu par un couple d’italiens. Toute l’équipe prend un pot afin de faire plus ample connaissance. Comme la table est éclairée, cela permet à Djamshid de comprendre, selon l’attitude des locuteurs mais aussi de s’exprimer. Il ne lit pas sur les lèvres puisqu’il est iranien, vivant à Berlin... et actuellement avec des français installes en Thaïlande dans un restaurant italien ou l’on prend les commandes en anglais. Pas simple ! Il nous mime cependant l’agression qu’il a subi depuis sa dernière venue à Krabi, l’an dernier. Il retrouve chaque année sa famille qui, elle vient des USA.

Salle d’attente pour Kho Poda

Le relai suivant se passe dans l’ile de "PODA" (Kho, signifiant île). Île qu’il s’agit de rejoindre d’ici ce soir. Quelques échanges téléphoniques entre Catherine et Jean permettent de fixer un premier RV sur l’embarcadère du centre ville, à Krabi. Ce lieu d’embarquement étonne beaucoup Michel. Dans un premier temps, il ne sait pas que les cabanons de Kho Poda sont en service hôtelier pour accueillir les Landré. Dans un second temps, l’embarquement pour l’ile est à Ao Nang, pas à Krabi. Le tarif de la coopérative de bateliers est à 300 Bts le passage A/R. Il faut repérer le N° du bateau pour revenir.

les ’Long Trail’

En fait tout le monde ignore que les Guerlais, en route pour chercher leur fille Adeline le dimanche matin à l’aéroport avaient affrété un ’Long-Tail’ pour la journée et ramenaient plus de 100 Kg de boissons, fruits et autres provisions, directement de Krabi pour survivre dans cette île qu’on aperçoit sur la photo. Sur place à Krabi, les Landré décident donc de rejoindre directement le cabanon "B15"... comme des grands ! Il patientent ici dans la salle d’attente en plein air de l’embarcadère.

Accueil avec Limousine

Toute la logistique avait été conçue en fonction de ces différents objectifs. Et la "logistique", n’est-ce pas la spécialité Guerlaisienne ? La spécialité de "Bastoon" (Alias Sébastien, le frère d’Adeline) ayant déteint sur la famille !

Bungalow 15

Les embruns arrosent copieusement les passagers. A l’arrivée, quelques pèlerins finissent de déjeuner sur la terrasse de ce qui doit être le restaurant. Derrière, quelques bungalows "en dur". Jean pose un peu le corps avec son gros sac à dos. Il attend le retour d’inspection de son épouse. Elle revient en annonçant avoir trouvé le B15, en bois un peu plus loin là-bas, mais il est fermé. Une femme, endormie derrière une sorte de comptoir semble en charge de l’accueil. [4] Elle donne la clef en faisant promettre à Jean de régler le séjour par avance dès le lendemain.

sous les cocotiers

Le décor est bien le même que celui des séries TV du type "Lost" ou "Kho Lanta", l’île d’à côté. [5]. En passant dans la cocoteraie, il faut éviter de passer sous les palmiers. Ils représentent le principal danger de l’île : la chute des noix de coco sur le citron ! Les Landré commencent à s’installer lorsqu’un bruit de tracteur attire leur attention. Ce sont les Guerlais qui arrivent "en Limousine", le seul engin motorisé de l’île. L’avion d’Adeline est arrivé en retard. Tout le monde se congratule, les provisions sont déchargées, la moustiquaire de Dominique accrochée au plafond, le premier bain pris et l’apéritif servi, au soleil couchant.

Dîner au ’Poda Kitchen’

Voici donc campé le décor de cette île du paradis. La terrasse du restaurant accueillera les français pour dîner. Exceptionnellement, une trentaine de suédois anime la soirée. Les autres soirs, tout est calme. Roland et Catherine avouent que parfois, ils sont les seuls clients... et habitants étrangers de l’île ! La vie est rythmée par le soleil qui offre ses 12h de jour à partir de 6h du matin et le groupe électrogène qui s’arrête à minuit. On n’entend plus alors que les criquets et les bruits de la jungle.

Jour gris

Portfolio


[1Thaï-crayon : un jeu de mot papesque pour les béotiens

[2suceuse : terme très élégant, trouvé par Jean pour qualifier le couloir de sortie des avions

[3Michel est le représentant de cette marque française de piscines

[4Quatchès : Cette petite femme conservera le surnom de "Quatchès", donné par Catherine, à force de la voir en permanence assise sur 4 chaises superposées !

[5le tournage s’est en fait réalisé dans une autre île

Messages

  • le poda kitchen çà a l’air de quelque chose !!
    qu’est-ce qu’on fait de ses journées ,
    on se laisse bécotter par les moustiques
    au fait y a des moustiques ??
    FP

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